vendredi 23 septembre 2011

Des "affaires" de cet automne

La lenteur des procédures judiciaires a cela de cruel qu'elle provoque des téléscopages au pire moment.

Pour cette saison de l'automne 2011 éclosent ou remontent à la surface au moins trois affaires concernant nos politiques : les emplois fictifs de la mairie de Paris sous Jacques Chirac, les mallettes de billets de Bourgi (seraient concernés Jean-Marie Le Pen, Dominique de Villepin), et l'affaire Karachi (sans compter celle des frégates de Taïwan, résolue par une amende aux frais des contribuables).

Certes, il peut paraître suspect que M. Bourgi soit saisi de remords en période préélectorale alors qu'il aurait convoyé des mallettes d'argent liquide de pays africains à destination de candidats français aux élections présidentielles. Ce "remords" tardif disqualifie d'avance M. Bourgi, d'autant que les transactions secrètes dont il fait état n'ont pas laissé de traces, car secrètes : rien ne peut être prouvé devant la justice.

L'affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris semble assez connue de nos concitoyens : Jacques Chirac aurait fait embaucher et rétribuer par la municipalité de purs agents électoraux. Ceci dit sous forme de litote, et sans compter d'autres faits scandaleux : les "frais de bouche" pharaoniques, les voyages et séjours payés en espèces de provenance inconnue, ... Après les douze ans de mandat présidentiel - et l'immunité opportunément accordée - un non-lieu reste hautement probable : il est trop vieux !
Surtout, le système de siphonnage qu'il avait mis au point pour alimenter les caisses de son parti et de ses campagnes électorales commence à dater. Un non-lieu satisfera tout le monde (chez les politiques) : il tourne la page d'un ancien système de corruption et de prévarication (ce qui évite aux anciens complices d'être mis en cause : ils sont trop nombreux) ; il évite d'enquêter sur de nouvelles façons, peu légales, de financer les campagnes électorales. Mais un non-lieu serait aussi entériner ces pratiques, voire les légitimer a posteriori. Et en couvrir d'autres, qui ont succédé. Imagine-t-on qu'un trafiquant quelconque et de substances quelconques, ait sévi au moins dix ans, "sans enrichissement personnel" (mais avec un train de vie presque luxueux), imagine-t-on que ce trafiquant bénéficierait d'un non-lieu ? La délinquance des cols blancs est déjà moins sanctionnée à proportion du dol induit, mais celle des politiques et des responsables ne l'est pratiquement pas : impunité !

L'affaire Karachi ressurgit dans la presse grâce à la ténacité de juges, mais surtout des familles qui ont voulu que justice soit faite (et dont le courage doit être loué : plus de dix ans de bataille).
Pour survoler très vite l'affaire, qu'apprend-on ?
  • Des sous-marins de conception française ont été vendus au Pakistan. Cocorico : la technologie française s'exporte bien (dommage qu'il ne s'agisse que d'armements).
  • Mais il a fallu rétribuer des intermédiaires pour la transaction. Ah bon ? Donc la technologie française qui s'exporte n'est pas si prisée puisqu'elle a besoin de corrompre... Bel exemple !
  • Les commissions n'auraient pas été réglées dans leur totalité, suite à un changement de gouvernement en France (rupture de contrat partiellement occulte). 
  • Furieux, les commissionnaires ou leurs récipiendaires auraient organisé un attentat visant les ingénieurs affectés à la formation des personnels et à la maintenance des sous-marins vendus au Pakistan.
  • Mais l'on suspecte qu'il y aurait eu des "rétro commissions" pour alimenter les caisses de la campagne électorale de M. Balladur, en 1995.
 C'est là que réside le scandale : au moins onze civils français sont morts pour des questions de financement politique auxquels ils étaient parfaitement étrangers. Et que l'on a nié. Sans la ténacité des familles de victimes, l'affaire n'existerait plus : rendons hommage à ces citoyens épris de vérité et de justice.

En effet, si pour paraphraser Shakespeare, dans Hamlet, "il y a quelque chose de pourri au royaume de [France]", les actions citoyennes laissent de l'espoir.
Puissent-elles se développer.




samedi 10 septembre 2011

de la division

Les conflits d'intérêts sont l'essence du débat public, et leur gestion inspire la loi et la jurisprudence.Le politique, au sens noble, devrait orienter les débats vers la plus grande cohésion. Mais trop souvent (et presque toujours) il s'agit de 
"Diviser pour régner, qui provient du latin « Divide et impera ». La phrase correspondante en grec ancien est « Διαίρει καὶ βασίλευε » (Diaírei kaì basíleve).
  • En politique et en sociologie, diviser pour régner est une stratégie visant à semer la discorde et à opposer les éléments d'un tout pour les affaiblir et à user de son pouvoir pour les influencer. Cela permet de réduire des concentrations de pouvoir en éléments qui ont moins de puissance que celui qui implémente la stratégie, et permet de régner sur une population alors que cette dernière, si elle était unie, aurait les moyens de faire tomber le pouvoir en question." (wikipedia)

La stratégie de la division est systématique dans le discours politique, conservateur de préférence, mais ailleurs aussi.

Ainsi lance-t-on des campagnes de presse où l'on fustige les "bénéficiaires" du RSA, qui à force de cumuls, pourraient gagner presque le SMIC en ne faisant rien. Il s'agit aussi de dresser les contribuables contre ceux qui ont des revenus si faibles qu'ils ne paient pas d'impôt sur leur revenu. Les immigrés contre les "français de souche", les immigrés légaux contre les clandestins, les fonctionnaires contre les autres salariés, etc. Il ne se passe pas un mois sans que l'une ou l'autre catégorie de la population ne soit désignée à la vindicte des autres. Catégories souvent artificielles par ailleurs : les éleveurs n'ont pas grand rapport avec les vignerons ou les céréaliers, ni entre eux selon ce qu'ils élèvent et dans quelle région. 


Ces divisions ont assez souvent une double fonction : dissimuler ceux qui tirent profit du système, et affaiblir ceux qui, s'ils étaient unis, pourraient remettre en question ledit système, voire abolir les privilèges que les "profiteurs" se sont accaparés. Il s'agit donc de diviser ceux qui sont les plus nombreux, afin qu'ils ne prennent pas conscience de leur force. 
Parallèlement, il faut garantir une relative stabilité au système pour qu'il perdure malgré des changements (souvent cosmétiques). Dans le film Le guépard un aristocrate dit en substance : "il faut que tout change afin que rien ne change".


La notion "d'intérêt général" devrait subsumer les divisions entre des intérêts particuliers et catégoriels contradictoires. Mais l'on peut, à bon droit, la suspecter de couvrir les intérêts de la caste dominante. Le plus souvent, l'usage de cette notion participe d'un discours où l'on demande des sacrifices à une partie de la population (la plus nombreuse), que l'on a préalablement culpabilisée. Et ce, au profit d'une minorité qui reste dans l'ombre. Soit l'exemple des autoroutes, en France. L'état a modernisé le réseau routier en construisant des autoroutes, facturées par les entreprises de BTP avec bénéfices (elles ont prospéré au point de devenir internationales pour certaines). Le transport routier a ensuite connu une forte croissance. Enfin, les autoroutes ont été privatisées (à prix cassé), ce qui assure une rente aux sociétés acheteuses. Le contribuable a ainsi financé les bénéfices des sociétés de BTP, de transport routier, des sociétés d'autoroutes, et il lui reste l'insigne privilège, en tant qu'automobiliste, de payer encore la dîme aux péages ! L'intérêt général, en l'occurrence, a servi bien des intérêts particuliers et privés au détriment du contribuable, qui paye encore et toujours.  


Faut-il désespérer de "l'intérêt général" et ne considérer que les intérêts catégoriels ou particuliers ? Faut-il se résoudre à vivre dans une société divisée, celle du chacun pour soi et seul contre tous ? Non, bien évidemment, car ce ne serait plus une société. Et le monde associatif donne chaque jour l'exemple de ces citoyens altruistes qui promeuvent le "vivre ensemble", bénévolement, et qui tissent patiemment les liens sociaux, des solidarités.


Mais leur action est souvent masquée par les discours de division, qui fustigent tour à tour l'une ou l'autre catégorie de la population, pour assouvir la soif de pouvoir des uns ou la cupidité des autres.

marronniers de la rentré scolaire (3)

Nouveau marronnier de cette rentrée scolaire : le temps de présence des enseignants dans les établissements. Il remplace sûrement celui du poids des cartables en sixième, et celui du temps scolaire, qui reviendra bientôt.

Les données du problème, pour le secondaire (collèges et lycées).
En général, les professeurs doivent effectuer un service de 18 heures (pour les certifiés et assimilés) ou de 15 heures (pour les agrégés), en présence d'élèves. Les professeurs d''éducation physique et sportive (EPS) et les professeurs des écoles (ex instituteurs) ont d'autres obligations horaires.
Quand j'ai débuté comme Professeur d'Enseignement Général des Collèges (PEGC), je devais un service d'enseignement de 21 heures hebdomadaires en présence d'élèves, et côtoyais des agrégés à 15 heures... Dans les mêmes classes. On m'a affirmé que ces statuts différents avaient une origine historique, brouillée par la massification du secondaire.
Les lycées et l'enseignement supérieur étaient pourvus par les agrégés. Les Collèges d'Enseignement Secondaire (CES), par des professeurs certifiés, et les Collèges d'Enseignement Général (CEG), non rattachés à un lycée, étaient pourvus par des PEGC (pour les sixièmes et cinquièmes), et par des certifiés (en quatrième et troisième). Je n'ai pas vérifié la véracité de ce propos, mais il a pour lui une certaine cohérence. 

Avec le temps, et les PEGC ayant disparu, l'enseignement secondaire général se trouve avoir deux corps d'enseignants : les certifiés et assimilés (18 heures) et les agrégés (15 heures), en collège comme en lycée. Ce qui peut étonner, étant donné qu'ils enseignent dans les mêmes classes.

Mais le travail d'un enseignant ne se réduit pas aux cours qu'il donne. A minima il y a aussi les préparations et les corrections de copies, ce que prend en compte le décret de 1950 qui considère qu'une heure de cours donne lieu à une heure trente supplémentaire.

Certes l'on peut ergoter sur le temps dévolu à la préparation des cours entre professeurs débutants et professeurs chevronnés, entre les diverses disciplines. De même pour le temps nécessaire à la correction des copies, selon les matières et les copies elles-mêmes (QCM ou dissertation). Certes un professeur d'un langue rare aura souvent des effectifs réduits, et son collègue d'une matière générale aura des classes complètes (35 élèves en  seconde générale, assez souvent, par exemple). C'est une inégalité à souligner quand on veut réfléchir au temps de travail des enseignants. Une piste de réforme consisterait à décompter le temps de service au prorata des effectifs des classes. Mais ce serait un beau bazar.

La nouvelle idée de nos "responsables" politiques est d'obliger à une présence de 35 heures dans l'établissement pour les enseignants.
Comme on a taillé dans les effectifs d'adultes "encadrants", cette mesure permettrait de pallier les lacunes créées par ces mêmes politiques (principe du bonneteau ?). Les enseignants seraient plus facilement disponibles pour des réunions, pour recevoir les parents, et pour d'autres tâches (c'est là le danger). Or les enseignants ont déjà des réunions obligatoires (comme les conseils de classe) en plus des heures de cours. sans compter les réunions "pédagogiques", moins institutionnelles, pour coordonner une équipe, un programme, ...
Si l'on veut que les enseignants fassent leur travail de préparation et de correction au sein  de l'établissement, il faudra construire et équiper des bureaux. Les collectivités locales en ont-elles les moyens ? Oui, nous serions nombreux à adhérer : garder la jouissance du logement au lieu d'en affecter une partie au travail, rentrer sans copies à corriger, n'arriver qu'exceptionnellement avec du travail à compléter, ... Mais c'est naïf.

Non. Ce à quoi pensent nos politiques (et les énarques qui les inspirent), c'est à disposer des enseignants dans les établissements au-delà de leur temps de service actuel. Pour quoi faire ? On nous parlera de la réception des parents (mais je n'ai jamais vu de professeur qui refuse de recevoir les parents qui le demandent, alors que j'ai souvent vu des parents ne pas répondre à une convocation). Mais il est craindre que ce temps de présence ne serve à pallier d'autres insuffisances. Il sera certainement demandé de remplacer "au pied levé" tel collègue absent, d'assurer la surveillance, etc. Donc d'effectuer d'autres tâches, en plus du travail d'enseignant, et non rémunérées. Actuellement, l'on peut remplacer un professeur absent moins d'un mois, sur la base du volontariat, avec une rémunération en heures supplémentaires. Avec un temps de présence de 35 heures par semaine obligatoire, pourquoi rémunérer un remplacement que l'on pourra imposer ? Pourquoi ne pas imposer de viser les billets d'absence des élèves ? etc.

Certes il fut un temps où l'instituteur (et non les professeurs) venait le matin allumer le poële, restait après la classe pour corriger les cahiers des élèves, surveillait la cour et la cantine (moyennant une prime et le repas gratuit), mais il était logé sur place, aux frais de la collectivité. Dans le secondaire, les logements de fonction sont dévolus aux "permanenciers" astreints aux trente-cinq heures (direction, gardien(ne), quelques personnels techniques et d'intendance).

Pour nos chers (trop chers) parlementaires et "décideurs" :
  • n'y a-t-il pas plus urgent ?
  • tous les secteurs que vous réformez continuellement (santé, éducation, emploi, retraites) vont de mal en pis. Incompétence ou volonté délibérée de destruction ?
  • laissez nous travaillez sans ajouter l'instabilité et l'incohérence de vos "décisions" inspirées par des officines. Ayez le sens de l'intérêt général, ce pour quoi vous êtes élus.
  • avant de "réformer" (dégrader) le statut des enseignants, réformez le vôtre, soyez exemplaires, et alignez les autres statuts sur le vôtre une fois réformé.


marronniers de la rentrée scolaire (2)

Ce qui surprend par rapport à d'autres corps de métier (relevant du service public) c'est la facilité à donner des avis sur le métier d'enseignant. Pour le critiquer le plus souvent. La presse généraliste s'esbaudit de faux débats qui fustigent un corps de métier et qui couvrent d'autres informations et turpitudes. Le fait-on pour d'autres professions ? Et de façon systématiquement négative et dépréciative ? 
Les procédés ne sont pas si élaborés, au premier niveau.

2. Prof au lieu de professeur.
Si l'abréviation "prof" est utilisée dans le milieu enseignant (on va en salle des profs), dès lors qu'elle est utilisée dans un autre contexte, elle a une valeur dépréciative. Nommer "flic" un agent de police ou un inspecteur peut valoir poursuites.  Mais n'importe quel journaliste se croit autorisé à écrire "prof" au lieu de "professeur". Témoignage public de mépris d'une profession qui, intellectuelle, pourrait pointer les insuffisances  des journalistes, lesquels se pensent souvent intellectuels !

3. Les privilèges.
Le professeur  est, dans l'enseignement public ou privé sous contrat, un fonctionnaire. Mais un fonctionnaire un peu à part. Fonctionnaire de catégorie A (ce qui relève d'un recrutement à bac + 4 et au-delà), il est payé pour dix mois d'exercice (répartis sur douze mois de versements). Dans l'enseignement secondaire, il existe deux corps, avec des obligations définies en 1950 : les agrégés qui doivent 15 heures de cours, et les certifiés qui doivent 18 heures de cours hebdomadaires. Mais ce décret considère aussi que pour une heure de cours il y a une heure trente de travail (préparation, correction, voire réunions). Aussi 18 heures de cours en présence d'élèves reviendraient-elles à 40,5 heures de travail effectué. On est bien au-delà des trente-cinq heures. 
Où sont les privilèges ?
Sécurité de l'emploi ? C'est le cas de toute la fonction publique, avec des obligations de mobilité, et des "carrières" si balisées qu'elles seraient décourageantes (sans compter la perte de pouvoir d'achat presqu'incrite dans les textes). Les retraites ? Elles ne sont avantageuses qu'à la mesure de calculs biaisés, et surtout parce que les retraites du secteur général ont été dégradées pour les salariés (mais savez-vous que votre caisse de retraite de salarié -fonctionnaire ou non- finance celle de votre médecin, entre autres ?).  
Les vacances ?  Lorsque l'école publique a été rendue obligatoire sous la IIIe République, la France comptait environ 80% de sa population comme rurale. Juin était consacré aux moissons et septembre aux vendanges. Et il était impossible de demander aux gendarmes de sanctionner les contrevenants qui n'envoyaient pas leurs enfants à l'école pour les faire travailler "aux champs". Vint le Front Populaire, qui, revalorisant les salaires de la fonction publique, mais n'ayant plus d'argent en caisse, consacra  deux mois de chômage technique comme congés non payés (du 14 juillet au 15 septembre), pour les instituteurs principalement (majoritairement en zones rurales). D'autres congés ont été institués ou appliqués, correspondant aux fêtes religieuses catholiques : Toussaint, Noël, Pâques. Ces congés concernaient toute la société, et l'école par conséquent. Enfin sont venues les vacances d'hiver, promues par Marcel Anthonioz (député de Divonne-Les-Bains, puis ministre du tourisme), pour favoriser les stations de ski.
Pendant les "petites vacances", les enseignants et leurs élèves travaillent, à un rythme différent, mais ils travaillent. Et un mois sur deux des congés d'été se passe à préparer le programme de l'année académique suivante. Sans compter les examens, qui se déroulent jusqu'au 13 juillet. 

Il est trop facile de dénoncer des "privilèges" quand il s'agit de statuts (qui ont une raison d'être que l'on feint d'ignorer). Celui qui a passé un concours sélectif pour enseigner n'a pas choisi un statut (qu'il découvre souvent après coup). Il découvre le plus souvent les servitudes du métier : affectation en "zone prioritaire" ou "sensible" ; administration caporalisée, irresponsable et inhumaine, mais prompte à sanctionner ce qui dévie de la médiocrité qu'elle promeut de facto ; relations parfois houleuses voire hostiles avec les "collègues" et des parents d'élèves vindicatifs (minoritaires mais activistes). Et les élèves surtout... 
Attachants le plus souvent, mais épuisants à proportion.  Une expérience vécue. J'ai effectué des vacations en université (Deug, Licence, Capes) en travaillant en collège parallèlement. La préparation d'un cours universitaire peut prendre jusqu'à huit heures - c'est un ratio exceptionnel- pour une heure de cours magistral (moins pour les Travaux Dirigés). En collège, comme je "dominais" la matière, une heure ou une demi-heure suffisait. Mais la séance de cours obligeait à "mouiller la chemise" - et ce, au sens propre (sic). Sans compter le nombre de devoirs à donner, ce qui fait qu'en une année l'on corrige plus de pages en collège qu'à l'université, à temps de service comparable.








marronniers de la rentrée scolaire




Il n'en reste pas moins que l'école "gratuite et obligatoire" (gratuite parce qu'obligatoire) est de moins en moins gratuite, et de plus en plus chère. La Constitution n'est plus respectée sur ce point.