dimanche 15 juillet 2012

Survivalisme financier : le "kit"

La "crise" du système bancaire et financier qui dure depuis 2008 n'en finit pas de pénaliser les populations qui, en Europe pour l'instant, voient leur niveau de vie chuter : baisses de salaires, baisse des prestations sociales (santé et autres), inflation des prix réels, hausse des prélèvements directs et indirects, etc. Pour renflouer le système financier, les populations européennes sont pillées avec la complexité d'instances opaques et non élues, qui appliquent par idéologie des "recettes" obsolètes et inefficaces : prélever de l'argent public pour le système bancaire est un échec au Japon depuis une décennie au moins ; qui en a tiré la leçon ?

Quelles que soient les décisions des instances publiques - colonisées par les représentants des groupes de pressions représentant les intérêts de la sphère bancaire et financière - elles seront au détriment des contribuables, citoyens et épargnants européens. Voir ce qui se passe actuellement en Grèce, en Irlande, en Espagne, en Italie, au Portugal (mais aussi et plus discrètement, en France et en Belgique).

Quelques questions sont à se poser, dans des perspectives temporelles différentes selon vos engagements de crédit par exemple - en sachant qu'aucun économiste ne peut faire une prévision à un an !

1- Evaluez d'abord votre situation professionnelle et sa probable évolution.

Vous êtes fonctionnaire : l'emploi est censé être garanti, mais vous devrez vous attendre à la stagnation voire à la baisse de votre pouvoir d'achat (d'environ 20% sur les trois prochaines années). 

Vous êtes en CDI dans une très grosse entreprise. S'il n'y a pas de "plans sociaux" en vue, vous devriez pouvoir passer entre les gouttes pour trois ans. Mais les restructurations de services, les changements de "management", et autres restructurations internes peuvent affecter votre emploi, et plus...

Vous êtes en CDD ? La précarité vous connaissez, et cela risque de durer...

Si vous êtes chômeur - on dit "en recherche d'emploi", vous n'avez plus de situation professionnelle.

2- Dans l'ensemble des cas tablez au pire sur une baisse des revenus entrants de 20% à 30% sur les trois années à venir, donc taillez déjà dans vos dépenses compressibles.

Ce qui vous aidera à constituer une réserve liquide "de survie". En effet, sur chaque retrait d'argent liquide en euros, gardez 10% (pour l'instant) comme réserve pour le cas où l'on plafonnerait vos retraits d'espèces. L'idéal serait de disposer de trois mois de liquidités permettant de se dispenser des retraits d'espèces... mais leur stockage est difficile.

Assurez-vous que vos fonds sont garantis en cas de faillite de l'établissement (en sachant qu'il y aura des délais, et des conditions de retrait).

Ayez au moins 10% de vos économies non urgentes en or physique (pièces surtout). 

Enfin, voyez si vous pouvez rapporter un revenu complémentaire, en cas de besoin.

3- En tous les cas, reprenez la maîtrise de vos économies et de vos finances.

 En France, liquidez dès que possible votre assurance-vie. Vous la placerez vous-même en or ou en actions "solides", sans les frais de gestion - et vous resterez maître de vos décisions, sans doubler les frais de gestion. Le faire quand votre livret A sera à son maximum. 

Laisser le moins possible sur son compte courant (exemple : 3 mois de prélèvements).

Avoir une réserve de liquidités en espèces, pour la consommation courante (sans carte bleue, traçable).


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