samedi 28 janvier 2012

présidentielle française

L'élection du président français aura lieu dans trois mois environ. J'invite mes lecteurs (s'il en est), à un exercice d'observation critique (ou lucide) notamment sur la rhétorique utilisée. Car, sans remonter à la démocratie athénienne, la Révolution française et la troisième république ont produit des discours (consultables) qui mettent déjà en oeuvre ce que les "communicants" plagient pauvrement.

1) Promesses ou programmes ?
Pour séduire l'électeur dont ils espèrent le suffrage, les candidats à l'élection présidentielle doivent promettre d'améliorer la situation des électeurs, et présenter leurs promesses de façon organisée, donc sous la forme d'un programme construit et cohérent. Mais l'on ne peut savoir ce qu'il adviendra sur le temps d'une législature. Ainsi, les promesses ou les programme qui les présente de façon plus structurée ne relèvent-ils que de la déclaration d'intention. Qui plus est avec des hommes et femmes politiques prompts à se défausser (la faute à la crise, aux prédécesseurs, aux syndicats, ...), l'électeur peut douter même de la déclaration d'intention. En effet il existe en France et dans d'autres "démocraties" un personnel politique, c'est-à-dire des gens dont le métier est l'exercice des fonctions de représentation politique.

2) Les Candidats.
La désignation des candidats souffre d'une légitimité relative. Les partis politiques reconnus désignent leur candidat selon une procédure plus ou moins ouverte aux électeurs encartés ou non. Mais que sont les partis politiques et pourquoi est-il besoin de passer par eux ?

3) Les partis politiques.
Les partis politiques sont censés regrouper ceux qui partagent  une même vision de la société et de la façon de faire évoluer la société, pour une meilleure "condition humaine". Mais très souvent ils développent un modèle idéologique que les adhérents doivent adopter, même si, de bonne foi, ils croyaient apporter des idées tirées de leur expérience. En somme, chaque parti définit une "doxa" à laquelle doivent se conformer les adhérents. Il peut arriver qu'on les consulte à la marge, mais le plus souvent ils doivent "ingérer" cette doxa. Abolition de l'esprit critique en prime. 
De fait, dans les partis politiques, le citoyen append plus à se taire et à répéter les "éléments de langage" qu' à réfléchir et s"exprimer. Une aliénation de plus.
4) Le système démocratique est fondamentalement biaisé.
Il est demandé aux citoyens de choisir entre des candidats dont la désignation est opaque. Dont les promesses sont sujettes à caution. Sans compter l'influence des groupes de pressions (lobbys) qui influencent les programmes de façon cachée, et leur mise en oeuvre ultérieure. 
Le constat ne peut qu'être cynique : le suffrage de l'électeur est sollicité parce qu'il est obligatoire de le solliciter. Mais les partis et le lobbys se moquent bien de ce suffrage. Ils feront ce qu'ils ont décidé sans consulter personne qu'eux-mêmes. Et la presse sert de relais. Les sondages tentent d'influencer l'élection, désignent les candidats "sérieux", et tentent de faire le vote (avec un "panel" d'un millier de sondés).
Enfin, qui prend les décisions fondamentales ? Qui exerce la souveraineté pour une nation ? Les élus, j'en doute...

dimanche 15 janvier 2012

Vendredi 13 (2)

Les problèmes de dettes publiques qui ont engendré la dégradation de la dette des états européens ce vendredi 13 janvier 2012 existent depuis des années, et l'on s'en préoccupe depuis peu.

En Europe, les états s'en sont remis aux marchés pour assurer leurs emprunts, cas unique dans le monde. Quand les USA font tourner la planche à billets, quand la Chine gère sa monnaie (partiellement convertible), l'Europe ne maîtrise pas sa monnaie. Il est vrai qu'elle n'est pas non plus une construction politique : les USA ou la Chine ont plus de cohésion. Or la création de l'euro devait faire de cette monnaie une concurrente du dollar, dont l'hégémonie est contestée.

Mais les vices ont été nombreux lors de la création de l'euro.
  1.  La monnaie commune a été lancée sans qu'il existât d'Europe politique ou sociale. Bien au contraire, les économies des pays européens ont été mises en concurrence, et leurs systèmes sociaux, etc. Résultat : les néo-libéraux ont reproduit en Europe ce que les "Chicago Boys" avaient raté au Chili, avant d'en être expulsés. Mais le saccage est encore en cours.
  2.  La doxa libérale, exercée de façon strictement idéologique, a fait de l'Europe un déversoir pour les productions et services d'autres continents et nations, avec la complicité d'un entreprenariat cosmopolite à courte vue (entreprenariat est un euphémisme).
  3. L'impuissance programmée de la BCE, qui ne peut émettre monnaie, a été sanctifiée par le TCE, sous l'égide de Giscard d'Estaing, qui avait déjà contribué à ôter à la la France le pouvoir de battre monnaie. Or un état qui ne peut battre monnaie est-il un état ?
 Sans compter l'influence britannique (et US) dans des instances où ils interviennent sans en porter les conséquences. Voir au niveau des bourses, où la "City" de Londres capte une majeure partie des transactions effectuées sur le continent européen.

L'Europe est à la croisée des chemins. Soit elle poursuit ses rafistolages institutionnels et financiers (FESF, MES, ...) sous la pression de marchés financiers, soit elle s'émancipe de ces derniers.
Dans le premier cas, les mesures envisagées tendent à appauvrir durablement les peuples d'Europe. Jusqu'à quel point le supporteront-ils ? Les mouvements politiques qui demandent à quitter l'euro, et l'Europe, à retrouver la maîtrise de la création monétaire par les nations, sont de plus en plus entendus. Une dissolution de l'Europe n'est donc plus à exclure - du moins de l'Europe actuelle.
Dans le second cas, il faudrait refonder l'Europe sur d'autres bases que les traités actuels, pour qu'elle existe réellement, avec des législations harmonisées  et un réel pouvoir d'action (un état fédéral : les Etats-Unis d'Europe). 
Il est probable que les deux phases se succèdent dans cet ordre. Combien de temps cela prendra-t-il ? Une décennie ? Trois ?
En tout cas, ce ne sont pas les dirigeants actuels qui pourront impulser de tels changements. Et les USA resteront en embuscade afin de tuer dans l'oeuf tout ce qui pourrait menacer leur suprématie.



vendredi 13 janvier 2012

vendredi 13, jour de chance

Le vendredi 13 est un jour fétiche pour les superstitieux et les joueurs (la française des jeux enregistre un pic pour les paris qu'elle vend).

Mais, en cette année 2012, le vendredi 13 janvier sera aussi le jour de la perte du triple A pour la France, et de la dégradation des notes de plusieurs états européens. Grèce, Chypre, Espagne, Italie et Belgique étaient déjà dégradées par l'agence de notion Standard and Poors (SP). La Hongrie les avait récemment rejoints. Maintenant, c'est le tour de la France et de l'Autriche, avec la Slovénie (et j'en oublie).

Que reproche, en simplifiant à outrance, l'agence SP à tous ces pays ? D'avoir une dette excessive par rapport à leur revenus (ce au niveau des états). 
On arrive au résultat de l'effet de ciseaux. D'une part les politiques budgétaires ont tendu à diminuer les recettes fiscales notamment sur les sociétés et les hauts revenus, pour "encourager l'investissement et la croissance" pendant que la "rigueur" était instaurée de façon plus ou moins visible. En effet le pouvoir d'achat global stagne ou baisse,  en réel, rongé par une inflation sous estimée. D'autre part les politiques de rigueur tendent à brider la consommation, à la hausse du chômage et de la pauvreté. Donc à la baisse des rentrées fiscales.

Les néo-libéraux sont par idéologie hostiles au pouvoir de l'état, et ils ont influencé les politiques économiques en Europe notamment (mais pas seulement). Ils ont même réussi à faire inscrire dans la Constitution Européenne (alias Traité de Lisbonne), pour la zone euro, le principe d'un modèle économique fondé sur la "concurrence libre et non faussée". Aucune constitution n'avait posé un modèle économique !

Quelles sont les perspectives ? 
Si l'optique néo-libérale continue sur son erre, le "moins d'état" et les privatisations de services assurés par la puissance publique se poursuivront.  Les transports, communications, l'énergie sont bien avancés dans la privatisation, au détriment des "usagers". Les secteurs de la santé et de l'éducation sont en voie de "mutation" (euphémisme pour dire "privatisation"). Même la sécurité publique peut-être partiellement privatisée (dans un premier temps), voire l'armée (Blackwaters aux U.S.A.). Le  problème est que le "moins d'état" coûte plus cher, soit aux contribuables, soit à l'état et aux collectivités locales. Et que ces sociétés privées, que l'on dit si rentables et si efficientes, ne sauraient se passer de subsides publics. 
Les citoyens pourraient s'apercevoir qu'il s'agit d'un racket légalisé. Avec l'aval des politiques...

Le billet suivant envisagera d'autres perspectives, actuellement disqualifiées.

vendredi 6 janvier 2012

Consortium (9)

Le communiqué 6 a été transmis oralement à qui de droit et se répandra par capillarité.
Cette année sera celle des politiques, avec les diverses élections dans la sphère occidentale. D'autre part, la crise des régimes autoritaires initiée avec "le printemps arabe" n'a pas trouvé son achèvement et pourrait s'étendre à l'Asie, notamment à la Chine, où le pouvoir risque de ne plus faire face aux revendications diverses. 

Le "modèle chinois", qui consiste à assécher et à faire disparaître la production du reste du monde dans les secteurs où ils investissent ne sera plus viable. Un exemple. Si la Chine truste 90% de la production textile mondiale, c'est dû à des salaires très bas (mais on peut trouver moins cher au Laos), et à des coûts de transport réduits. Or ceux-ci augmenteront : le pétrole est amené à devenir plus cher (et une guerre contre l'Iran le fera d'autant plus augmenter).

Chaque "économie-continent" devra se réorganiser, pour ses ressources énergétiques. Et l'Europe est de ce point de vue démunie, à cause de ses législations.

Les politiques suicidaires de l'Europe servent une caste dont nos membres profitent, mais ce n'est que du court-terme.

dimanche 1 janvier 2012

Consortium (8) bonne année

Communiqué n°8.
 Le Consortium adresse ses voeux pour 2012 à ses membres.

Ce type de voeux est habituellement réservé aux membres et strictement oral. Mais la discrétion voulait que les membres ne se réunissent pas, et ne communiquassent leurs voeux que discrètement (étant déjà occupés familialement et publiquement). Le Consortium teste une nouvelle formule : les communiqués sur un blog public mais désert : du type qui n'est pas surveillé car insignifiant - bonne couverture.
Que souhaiter aux membres pour 2012 ? 
      
       D'abord la santé, sans quoi rien n'est possible. Certes la fréquence des scandales sanitaires augmente depuis quelques années. Mais ce n'est que la partie immergée du problème. Que des laboratoires commercialisent des médicaments inefficaces voire nocifs est un problème éthique. Mais ni économique ni cynique. Ces médicaments contribuent à sélectionner la population la plus résistante.
         Il se fait des recherches sur des virus qui pourraient les rendre plus résistants, et plus dangereux. Une épidémie soulagerait la population mondiale de quelques millions voire d'un milliard d'individus, sans faire autant de bruit qu'une guerre. Cela donnerait le temps de trouver comment gérer l'accroissement de la population mondiale en gardant au Consortium une certaine maîtrise.
         Individuellement, restez prudent sur ce que vous ingérez (mais vous avez des fournisseurs de qualité). 


Ensuite la prospérité.
Les conseils financiers sont strictement   privés.