mardi 26 juin 2012

Conseils de gestion pour les gens ordinaires (3)

La grande aventure patrimoniale est l'acquisition de la résidence principale, après les affres de l'automobile et de l'équipement domestique (meubles et électroménager).

Acheter ou louer ?

Louer
 
Pour un ménage ou une personne seule qui débute dans le monde du travail, la location est souvent la seule possibilité durant les premières années (qui peuvent s'étendre facilement à une décennie). Et il n'est pas très facile de louer en période de crise comme nous la connaissons depuis les années 2000. Les propriétaires-bailleurs demandent des garanties de revenu, des cautions d'une trimestre au moins, etc., conditions financières qu'un débutant dans un emploi aura de la difficulté à remplir, sachant que les débutants sont en majorité en contrat temporaire (CDD) de moins d'un an.

Pour le propriétaire-bailleur (individuel), la location est aussi un souci : que faire en cas d'impayés ? en cas de dégradations ? comment expulser un locataire "à histoires" ? comment récupérer la jouissance de son bien ? Mais l'on n'oubliera pas que le propriétaire-bailleur n'est pas un philanthrope: il espère un revenu, et un retour sur investissement. Curieusement, en France, il est plus intéressant de passer par des agences de location et de gestion que par des particuliers, parfois caractériels et soupçonneux, voire à la limite de la légalité (expérience personnelle).

Si vous arrivez à louer, là où vous travaillez (ou un peu plus loin, parce que c'est trop cher), vous aurez l'occasion de découvrir ce qu'il en coûte réellement de se loger.

  • Selon le bail, le loyer est périodiquement réévalué, à la hausse et jamais à la baisse.
  • Les charges également évoluent toujours à la hausse.
  • L'impôt également : vous triez de plus en plus vos ordures ménagères : vous en paierez l'enlèvement plus cher quand même. A se décourager du civisme environnemental !
  • Et pour tous travaux, même indispensables, vous devrez obtenir l'autorisation du propriétaire-bailleur, voire négocier longuement la répartition des frais... Essayer d'installer une cuisine intégrée dans un logement de 1948.
Si vous êtes parvenu à vous loger le temps d'un bail, et même à passer le cap du renouvellement de bail, parce que votre propriétaire-bailleur n'était pas trop gourmand, et que votre revenu pouvait suivre, vous devriez envisager l'achat immobilier.

Acheter
 Pourquoi ?
Après avoir été locataire quelques années, après vous être implanté dans votre métier et après avoir stabilisé celui-ci au niveau géographique, vous risquez d'envisager l'achat de votre résidence principale, appartement ou maison individuelle.
Dans deux optiques : 
  • l'indépendance : je suis chez moi et je fais ce que je veux,
  • le patrimoine : j'investis, pour mes vieux jours ou pour ma famille.
On refroidira ces deux motivations qui sont illusoires. 
  • Dans une copropriété, la liberté individuelle est des plus limitées, voire inexistante. Idem dans les zones pavillonnaires, où l'on peut interdire de faire un potager...
  • Si vous parvenez à acheter une maison individuelle déjà existante, il existe un maquis de normes à respecter. Par exemple : vous avez la chance de disposer de 1000m2 de terrain et vous pensez élever des poules. Gare à la surface au sol du poulailler, à celle utile pour vos volailles (alors que vous n'en faites pas commerce), etc. Sans compter les litiges avec les voisins qui pourraient se plaindre du chant trop matineux de votre coq...
La valeur patrimoniale d'un bien immobilier est sujette à fluctuations. Si le bien est de bonne qualité, bien situé de façon durable, il peut s'évaluer régulièrement. Mais cela engendre aussi des frais de mise à niveau. Et comment savoir si un bien immobilier est bien situé de façon durable ? Quand un bassin d'emploi entre en déshérence ? Quand une ville se vide de ses emplois ? Quand une région périclite ? 
Et que ce soit en copropriété, en zone pavillonnaire ou en maison "isolée", l'inventivité réglementaire vous amènera à dépenser pour suivre au moins les normes et les mises à niveau. Sans compter que, désormais propriétaire, vous serez mis à contribution pour régler les taxes et impôts divers. 

Si malgré tout vous rêvez d'accéder à la propriété de votre habitation, pour au moins ne plus payer des loyers en pure perte (ce qui est judicieux), vous entrez dans une nouvelle galère (aventure, si vous êtes de tempérament optimiste). 

Il faut au préalable se constituer une épargne qui vous donne des droits à prêt, et constitue aussi un apport personnel quand vous demanderez un prêt pour l'achat du bien immobilier.

Or si l'on paye un loyer élevé, se constituer une épargne logement prend nombre d'années. Il est certes conseillé d'ouvrir un plan d'épargne logement le plus tôt possible, mais il faudra l'alimenter régulièrement, et il a une durée limitée (que l'on peut heureusement prolonger). 
Où l'on découvre l'effet de ciseaux : je vise un bien immobilier de telle valeur, j'épargne au maximum, mais la valeur du bien s'envole, et l'inflation réelle grignote la valeur de mon épargne... 

En supposant cette étape franchie (en combien d'années ?) reste à trouver le bien et la banque qui fera crédit. 
Le crédit à taux fixe, dans la monnaie que vous gagnez, est le seul à souscrire. Avec un remboursement du capital dès la première année. Fuyez comme la peste tous les autres montages qui semblent avantageux à première vue, et qui vous étrangleront si sûrement plus tard que vous serez saisi, alors que vous aurez payé en pure perte : les exemples ne manquent pas, même si la presse est d'une discrétion de violette à ce sujet.

Enfin, si tout a fonctionné, vous avez votre prêt, un bien immobilier souhaité, vous emménagez très prochainement... et croisez bien les doigts. Il faudra que votre couple dure au moins la durée du prêt, et votre job aussi ; et qu'il n'y ait pas de travaux urgents à réaliser les premières années (si vos revenus augmentent, vous pourrez les investir dans l'amélioration de votre habitat, si...) .

Vous voilà pris pour 10, 15, ou 20 ans. Bon courage (et ce n'est pas ironique).
Et nous n'avons pas envisagé le cas où vous feriez construire... proche de l'épopée !


mercredi 20 juin 2012

Conseils de gestion pour les gens ordinaires (2)

Une fois constitués votre audit financier et votre épargne de précaution (ou pendant), vous avez sans doute lancé la chasse aux économies.

2. La chasse aux économies.

Si vous lisez ce billet, vous la pratiquez déjà... Mais il ne s'agit pas seulement de faire des économies sur la nourriture, les vêtements, les chaussures, ... sur les objets et denrées.

D'ailleurs, en ce domaine, il est de fausses économies. Les vêtements les moins chers se dégradent plus vite, et si l'on compte sur trois ans, il faut les renouveler à une fréquence qui fait que la somme mise excèdera celle investie dans des vêtements apparemment plus chers à l'achat. Il en va de même pour les chaussures ... et pour l'électroménager !  Par exemple, j'ai eu en 15 ans trois lave-linge. Les deux premiers n'ont pas tenu plus de trois ans. Le dernier, deux fois plus cher à l'achat, fonctionne encore et il est donc largement amorti. Acheter du matériel de qualité s'avère souvent moins cher dans la durée, quoique plus cher à l'achat.

Certes les achats courants relèvent aussi d'effets de mode. Mais vous avez le loisir, et le pouvoir, de trancher entre le durable et l'effet de mode : pratiquez ce pouvoir, quitte à répartir vos achats entre "durable" et "mode".

En matière alimentaire, l'enjeu de santé est important (pour vous-même et ceux qui vivent sous votre toit). Si vous cuisinez vous-même, par choix ou par obligation, le choix des produits les moins chers mais souvent de piètre qualité sera compensé par votre talent. Si vous avez peu de temps, et d'argent, restez conscient que la "malbouffe" vous guette, parce qu'elle est moins chère, et ménagez des insertions de produits sains en quantité suffisante : un yaourt nature avec un peu de confiture de qualité vaut tous les yaourts au fruits du commerce.

L'énergie recèle des possibilités d'économies, semble-t-il.
Il est difficile de maîtriser sa facture énergétique, puisque les tarifs vous échappent, et la consommation de vos appareils également.
Votre consommation reste à surveiller de près toutefois. Laisser en veille mes appareils électriques n'est il pas une charge ? etc. Autant de questions à se poser lorsqu' arrivent les factures. Par exemple un chauffe-eau au gaz consomme du gaz tant que l'on ne l'éteint pas.

Les "services".

C'est le domaine où il est le plus difficile de maîtriser les dépenses, et où elles se sont le plus développées.
Les services financiers des banques sont facturés à des coûts parfois exorbitants, alors qu'il est obligatoire que les revenus soient versés sur un compte bancaire. Choisissez la banque la moins chère pour vous, et refusez les 'packages" ou examinez-en le détail. Et n'oubliez jamais que votre compte fait partie des fonds propres de la banque... et vos livrets aussi.

Les assurances, logement, voiture, santé, etc. recèlent aussi des possibilités d'économies, d'autant plus que vous serez rarement indemnisé au prorata de vos cotisations : les assurances doivent faire du bénéfice, et qui le paie, sinon vous ?

Mais d'autres services s'imposent et leurs tarifs peuvent insidieusement saper votre budget. La téléphonie en est le pire exemple (internet, mobile, etc.). Et comparer tarifs et prestations relève du sacerdoce.


Si le consommateur est vu comme une vache à lait, vous pouvez agir, en vous informant, en réfléchissant, en adhérant à une association de consommateurs. Il est plus facile d'agir en tant que consommateur (pour les réponses données) qu'en tant que citoyens.



mardi 19 juin 2012

audit de la dette publique

Depuis bien des mois (depuis 2008 en fait), l'on se focalise sur la dette publique qu'il faudrait réduire par des mesures d'austérité notamment. On demande aux états de dépenser moins, après leur avoir imposé de renflouer le système bancaire... La dette bancaire a été transférée aux états, lesquels sont sommés de la transférer aux contribuables (à leur population). Hold-up.

D'ailleurs la population islandaise, consultée deux fois par référendum, a refusé deux fois d'être spoliée au profit de banques qui avaient failli.

Il faudra mener un audit de la dette publique pour chaque état européen, avant de proposer des solutions pour résoudre la crise de la dette publique des états européens.

Quelques questions de fond, dont ne parle guère la presse financière ou économique, doivent être posées en préalable à toute tentative de solution, à tout débat.

  • Qu'est la dette publique ? De quoi est-elle constituée ? Qui la décide ? Qui la "gère", et avec quels moyens ? 
  • Comment la modifier (la diminuer ou l'accroître), et qui peut en décider ? Pourquoi la modifier, et qui en décide ?
  • La question de la démocratie doit être posée : s'il y a des choix à faire qui engagent les citoyens, ils doivent être consultés et engagés, au lieu que des officines ou des "commissions" obscures décident de leur vie quotidienne.
 La première question qui se pose est la suivante : pourquoi un état doit-il emprunter sur les marchés, auprès des banques, à 6%, alors qu'il a alimenté la banque centrale à 1% ? Est-ce la légalisation du vol ? Car qui paiera la différence, et qui en profitera ?

Si l'on veut réduire le "train de vie" de la puissance publique, il faudrait d'abord réduire le mille-feuille administratif et législatif : communes, communautés de communes, départements, régions, parlement, sénat,... de toutes ces instances, n'en est-il pas d'inutiles, n'en est-il pas dont on puisse diminuer le nombre de bénéficiaires sans restreindre le "service rendu" (qui reste à prouver).  Et il serait bon d'aligner les retraites et autres avantages de ces messieurs et dames soit sur le régime des salariés, soir sur celui des fonctionnaires (qu'ils défendraient peut-être mieux).
Un audit de toutes les associations qui perçoivent des subsides de la collectivité, sur ce qu'elles font de ces fonds (sic), serait oeuvre de salut public, et il y a de sérieuses économies à faire. 
Un audit des comités "théodule", des instances crées par la puissance publique et qui recasent les "copains d'avant" ; un audit de l'ensemble des "hautes autorités de quelque chose", des "comités" et "commissions", etc. ferait sûrement le ménage parmi tous ces gens payés à pondre des rapports qui finissent au mieux dans les placards des ministères. Dans lesquels il faudrait aussi faire le ménage dans les instances qui ont servi à caser les amis et amis des amis...
Les commandes des collectivités publiques devraient être mieux suivies, et à tous les niveaux. Les ententes préalables, les oligopoles, quand ce n'est pas la corruption, faussent les tarifs imposés aux collectivités publiques (et finalement aux citoyens).

Ce ne sont que de premières pistes, que vous pourrez agrémenter...






lundi 18 juin 2012

conseils de gestion à l'intention des gens ordinaires (1)

Des fiscalistes et autres spécialistes se penchent sur la gestion des gens fortunés, en mercenaires. Mais qui pense à conseiller les sans-grade, les gens ordinaires ?

Nous essayerons de le faire ci-après, sachant que nos conseils relèvent d'abord du bon sens, et n'ont donc rien d'une martingale.

1. L'urgent, l'immédiat

Observez vos dépenses (votre premier audit). Recensez-les sur au moins trois mois, et classez-les par catégories. Vous repèrerez rapidement des dépenses "obligatoires" et contraintes, comme les factures d'énergie ou de téléphonie, les charges locatives, voire le crédit de la voiture ; et des dépenses variables, que vous pouvez laisser filer ou diminuer (soirées, sorties, ...). Il se dégagera sans doute une catégorie intermédiaire comme le carburant ou la nourriture et les vêtements, essentiels mais variables.
Une fois cette recension faite sur un trimestre (et cela peut être très ingrat), vous aurez une idée plus précise de ce qui volatilise votre salaire ou vos revenus. Parce qu'il n'est pas normal que votre revenu disparaisse si vite !

Il faudra alors décider de votre capacité d'épargne, de 5 à 10% pour commencer. Ce sera d'abord une épargne de précaution, pour assurer les factures sur trois mois, puis sur six mois (comptez avec l'inflation et misez plus que les factures en cours, avec 5% de plus, vous serez "confortable"). L'idéal serait d'avoir un trimestre de revenus en épargne immédiatement disponible (livret A ou LDD), mais c'est un objectif difficile à tenir : il prend du temps, et les sollicitations ne manquent pas. Mais vous pourrez encaisser (sic) certains imprévus : l'ordinateur qui vous trahit, la machine à laver qui refuse de fonctionner tout à trac, voire l'accident routier.

Ensuite, plutôt que le recours au crédit, il faudrait se constituer une épargne pour la consommation. Mais ce n'est pas toujours faisable, surtout quand on débute dans la vie active et que l'on s'équipe. Si vous avez acheté une voiture ou de l'électro-ménager à crédit, vérifier que ce sont des crédits à taux fixes : les mensualités ne varieront pas, et vous pourrez les budgétiser dans vos charges fixes. Le mieux est évidemment d'avoir de quoi payer vos équipements. Si vous devez les acheter à crédit la première fois, essayez de provisionner progressivement leur valeur de remplacement (en tenant compte aussi de leur valeur d'occasion (si vous les vendiez). Il ne faut jamais oublier que le crédit nourrit le banquier, à votre détriment. 

Evitez comme la peste le crédit "revolving" qui vous collera aux doigts beaucoup trop longtemps. Si vous vous êtes laissé tenter, calculez combien vous payez réellement : vous serez édifié ! Il faudra vous en débarrasser au plus vite... 

Refusez aussi les cartes des grands magasins, qui sous prétexte de menus avantages, vous "fidélisent" (vous asservissent et surveillent votre consommation). Une simple carte bancaire vous donnera droit à autant de promotions si vous choisissez de comparer les prix entre "crèmeries".



samedi 16 juin 2012

voter ou s'abstenir ?

Le droit de vote permet aux citoyens de participer à la vie publique en choisissant leurs représentants. Ces derniers proposent des programmes voire des projets pour améliorer le présent et préparer l'avenir, radieux, forcément radieux (comme l'écrirait Duras).

Qui sont les candidats (peu candides au demeurant) qui sollicitent nos suffrages et prétendent nous représenter - car on se place dans ce billet du point de vue du citoyen-électeur ? En général, ils "se sont engagés très tôt dans le vie politique" mus par "le sens de l'intérêt général". En clair, ils ont gravi les échelons d'une structure partisane avec ce que cela suppose de chausse-trappes et de coups tordus. Ou d'allégeance et de servilité. Les partis politiques, dans leur fonctionnement même, sont bien peu démocratiques (malgré des statuts vitrine), et la libre expression en leur sein est d'une rareté consternante. On nous objectera qu'il y a des "débats d'idées" riches et fructueux entre militants. 

Mais je sais pour l'avoir vécu et pratiqué qu'un "débat d'idées" s'encadre, se "pilote", et que les conclusions peuvent se préparer à l'avance, sans compter les manipulations sur le vote des résolutions par exemple. Un cas vécu dans un syndicat, pour une assemblée départementale. Convoqués à neuf heures, les militants doivent élire le bureau départemental (les représentants). Trois listes sont en lice, partie du choix des militants, partie du choix d'instances nationales (c'est déjà un problème). Le bureau sortant constate à neuf heures trente qu'il risque d'être mis en minorité, vu les militants présents dans la salle. Il suffit alors de faire débattre de quelques motions, d'allonger les débats, pour que rappliquent (dûment sollicités par téléphone) des militants favorables à la reconduction du bureau sortant. Les débats sur des motions accessoires ou exotiques cessent alors, le bureau sortant est reconduit à la majorité absolue... et, magnanime, admet quelques représentants d'autres courants.

Les candidats sont trop souvent des professionnels de la politique. Soit qu'ils exercent déjà des fonctions électives au moment où ils se présentent à nos suffrages, avec l'argument de l'expérience, de la compétence (sic), soit qu'ils sont désignés par un parti, où ils ont sévi. Faire de la politique une profession est un dévoiement grave de l'idée de démocratie. Mais la presse n'en traite jamais, bien au contraire puisqu'on y parle de "carrière politique", même de "réussite" ! Il est vrai que les émoluments des parlementaires sont alléchants, et qu'ils ont la liberté d'en voter l'augmentation - il n'y a pas eu de vote pour la diminution ! Avec 7000€ d'indemnités par mois, auxquels s'ajoutent environ 6000€ mensuels pour les frais sans justificatifs, avec une retraite à taux plein pour deux mandats, l'on comprend que certains (sic) envisagent la fonction de député comme une profession, comme une carrière. Il s'agissait à l'origine que les députés aient une indépendance financière qui les mît à l'abri des tentations et de la prévarication, puisqu'ils faisaient la loi. 

Les députés font-ils les lois, ce pour quoi on les élit ? La réponse serait non. En France. D'une part la commission européenne (composée de personnes non élues) peut encadrer ou casser les lois votées par un parlement. D'autre part le gouvernement (l'exécutif) a l'initiative d'une grande part du travail législatif, et peut aussi l'entraver (non publication des décrets d'application de la loi, au pire). Enfin, l'influence des "lobbys", ou groupements d'intérêts, qui fournissent même des argumentaires aux députés, voire des projets de loi pré-rédigés, obère l'indépendance d'esprit (sic) des parlementaires.


En conclusion, provisoire, devrai-je voter ou m'abstenir aux élections législatives françaises ?

Ce sera l'abstention. Certes les candidats de ma circonscription ne me semblent pas avoir démérité, mais ils font profession politique. Je ne vote pas pour leur carrière. Et ils représentent chacun un parti où je n'ai pu  exprimer mes idées (faute de démocratie, de temps, et d'argent...).

Tant que le référendum d'initiative populaire restera inexistant, la participation des citoyens à la vie publique restera biaisée. Et l'on ne peut compter sur les élus actuels ou à venir pour rogner sur leurs privilèges, ni sur leur pouvoir de nuisance...