dimanche 16 juin 2013

retraites

La réforme des retraites va (encore) être lancée en France.

Il faut noter d'abord que ce n'est pas la première fois, et que nos énarques, lorsqu'ils réforment, doivent recommencer régulièrement, au détriment de citoyens la plupart du temps. Il serait cruel de compter les réformes su système de santé qui n'aboutissent qu'à une dégradation croissante de celui-ci. De celles de l'Education Nationale dont les résultats vont décroissant. De celles qui concernent l'économie : explosion du chômage de masse, paupérisation galopante, ... Le mot "réforme" en vient à se traduire par "régression".

Pourquoi réformer les retraites une fois de plus ?
Selon les "informations" diffusées par la presse, le système de retraites par répartition serait menacé d'un défaut de paiement qui mettrait en péril les finances de la nation selon les critères européens. Car l'état devrait pourvoir au financement des caisses de retraite ce qui obérerait son budget et accroîtrait son déficit.
D'où vient-il que les cotisations ne suffisent plus ? D'une part le nombre de cotisants s'amenuise par rapport au nombre de retraités : la démographie sûrement, le chômage plus certainement, et enfin l'assiette des cotisations principalement fondée sur les salaires (même pour la part dite "patronale"). Ainsi la hausse de la productivité qui fait que l'on produit plus qu'en 1960 n'a pas donné lieu à une hausse proportionnelle des recettes des caisses de retraite (ni des salaires).  
Certes la CSG (Contribution Sociale Généralisée) devait élargir l'assiette des contributions à des revenus non salariaux (dividendes, et autres). Mais elle est majoritairement prélevée sur les salaires.
Il faudrait donc revoir le mode de calcul des cotisations.

Une "mise à plat" des systèmes de retraite semble nécessaire vers plus de convergence, de lisibilité et de justice. Ce que prétend l'exécutif (qui exécute quels ordres ?). Il n'est pas question seulement d'opposer le public au privé, comme le serine une presse aux ordres, ni de repousser indéfiniment l'âge du droit à la retraite (course à l'échalote).
D'une part il existe plus de 30 caisses de retraite selon le site "retraite.info.fr", avec des régimes de cotisation différents. D'autre part nos parlementaires bénéficient d'un régime particulier qu'ils ne sont pas près de mettre dans le pot commun de la négociation. Or leurs cotisations sont intégralement financées par les contribuables, à l'instar de leurs indemnités. 
Mais la forme choisie pour les négociations sur la réforme des retraites laisse pour le moins sceptique. Un rapport d'énarques qui propose quelques hypothèses biaisées et incomplètes. quelques exemples : une perspective comptable et un contresens : si la durée de vie s'est améliorée grâce aux progrès médicaux, pourquoi en faire payer le prix aux populations en les faisant travailler obligatoirement plus longtemps (s'il y a de l'emploi rémunéré)? 

Il faut s'attendre au pire. 
  • Une baisse de pouvoir d'achat des pensions par la hausse des prélèvements sur celles-ci et leur désindexation ;
  • un allongement de la durée de cotisation pour une retraite  à taux plein ;
  • une refonte des systèmes de retraite vers les moins-disants ;
  • la mort à terme des systèmes de retraite par répartition qui navigueront de problème en problème à force de réformes mal calibrées (de sabotages). 
La disparition de la retraite par répartition, que le CNR avait généralisée, est programmée, et organisée graduellement.

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