samedi 30 mars 2013

audit de la dette

La dette ! la dette ! celle de l'état bien sûr... qui doit emprunter auprès des "marchés" (et des banques) depuis une loi scélérate de 1973. 

On dit aux citoyens qu'ils ont vécu au-dessus de leurs moyens, le savaient-ils ? et que pouvaient-ils ? Qui les a endettés ?

Il faudra que les décideurs (sic) assument les conséquences de leurs décisions. Ceux qui ont voté des budgets en déséquilibre comme ceux qui les leur ont proposé. Ceux qui se sont enrichis de l'appauvrissement de la nation comme ceux qui l'ont permis et facilité.

Il est temps que le ménage soit fait ! Justice !

Qu'on explique aux citoyens et contribuables à quoi la dette a servi, que l'on évalue si cet argent a été utilement utilisé, et s'il n'y avait pas moyen de faire autrement, voire à moindre coût. 

dimanche 24 mars 2013

votre argent (2) ?

Depuis l'affaire de Chypre vous avez appris que vos dépôts dans le système bancaire (et obligatoire) ne sont pas en sécurité car ils ne vous appartiennent pas. En fait les banques les considèrent comme leurs fonds propres
Elles peuvent donc restreindre vos possibilités de retrait, ce dont elles ne se privent pas avec des "plafonnements". Donc il faut pouvoir garder la maîtrise de vos comptes, même en cas de blocage comme à Chypre.

D'abord il convient d'avoir de quoi subsister au moins deux semaines, pour ce qui se conserve.

Si possible, ne garder sur votre compte courant que ce qui est nécessaire pour les prélèvements pour vos factures. Le reste serait à retirer en espèces, jusqu'à avoir trois mois d'avance en dépenses d'argent liquide (qu'il faudra savoir modérer). Pour des paiements par carte, j'essaie l'alternative de la veracarte indexée sur l'or, mais je ne puis dire encore si c'est intéressant.

Sur internet, l'on conseille également de liquider les livrets d'épargne et l'assurance vie. Je suis plus réticent, tout en considérant qu'il faut se tenir prêt.
Les livrets d'épargne sont officiellement disponibles et "liquides". Mais il faut s'enquérir des conditions de retrait, voire de clôture. De toute façon l'intérêt servi sur le livret A est inférieur à l'inflation réelle. Mais si vous êtes très économe, vaut-il mieux la boîte à chaussure ou le compte dans une banque, tant que celle-ci reste fiable ?
Quant à l'assurance-vie, j'aurais tendance à lui préférer un compte-titres en direct dont l'on est responsable.

samedi 23 mars 2013

Votre argent ?

La question chypriote nous rappelle la relativité de nos certitudes. Il s'agit de prélever de 7 à 10% des dépôts en banque, sans avoir prévenu à l'avance.

Le rideau de fumée médiatique s'est aussitôt mis en branle : il s'agit d'une exception, il faut taxer les oligarques russes, il s'agit d'épargnants (sous-entendu de sommes non nécessaires pour assurer le quotidien). Confondre "dépôts bancaires" et "épargne" n'a pas été le moindre des tours de passe-passe médiatiques.

De fait, il s'agissait, dans la première version du projet, de prélever un pourcentage sur les dépôts bancaires, c'est-à-dire sur les comptes courants et sur les autres comptes (dont ceux d'épargne). En somme, sur tout compte bancaire.

Cela nous rappelle que notre argent n'est pas le nôtre !

Nous sommes obligés d'avoir un compte bancaire pour nos revenus et pour payer certaines dépenses. Cela déjà à nos frais. Mais les retraits d'argent sont encadrés, de même que les sommes que l'on peut dépenser.

Vous ne pouvez être sûr que de l'argent liquide dont vous disposez : en cas de fermeture des banques, comme à Chypre, vous l'avez encore en poche... Les banquiers vous assureront que vous risquez le vol à garder des espèces, comme si la spoliation n'était pas du vol ! Gardez au moins  en espèces de quoi tenir deux semaines.
Le cas de Chypre nous apprend également à nous méfier des comptes bancaires, de dépôt ou d'épargne.

Soyez vigilant et gardez à l'esprit que votre argent les intéresse, pas vous.

dimanche 17 mars 2013

création de richesse ?

Depuis nombre d'années les entreprises, en France et sans doute ailleurs, sont présentées par une presse plus financière qu'économique, comme des lieux (des instances) de création de richesse, discours abondamment repris par les politiques.

Ce qui semble infiniment réducteur, et profondément biaisé.

Il faudrait supposer que soit définie la richesse, dans un premier temps... et dans le cas idoine. 
Soit une entreprise de métallurgie fabriquant des boulons pour divers fournisseurs. En quoi produit-elle "de la richesse"? Les boulons qu'elle produit sont plus chers que la matière première brute car ils intègrent du travail, une transformation, de l'intelligence (les modèles, ...). On est dans la plus-value marxienne. L'entreprise gagne par son investissement dans les machines et dans le travail humain en vendant les boulons à un tarif supérieur à l'ensemble des coûts.  
Tant que ce mode de fonctionnement se maintient, le "capitaliste", à savoir celui qui a investi pour construire l'usine de boulons et qui en a la propriété, s'enrichit de la rentabilité de l'usine, des bénéfices qu'elle fait (entre prix de revient et prix de vente de ses produits). Si la fabrique de boulons produit de la richesse pour l'investisseur l'on en reste à un cadre conceptuel "classique", celui du profit, ou du retour sur investissement. 

Mais quand on parle de "production de richesse" on comprend aussi les taxes, prélèvements  et  impôts divers payés par l'entreprise, ainsi que les salaires qu'elle verse.Est-ce pour autant "de la richesse"? Les salaires (et les charges afférentes) constituent un investissement et non un coût comme on essaie de le faire croire : le travail humain rapporte de l'argent. Pour ce qui est des prélèvements divers généralement effectué par et pour une collectivité, celle-ci assure le plus souvent des services et leur maintenance : infrastructures, formation, ... Reste à savoir si cela enrichit et qui. 

Cette perception de l'entreprise, qui veut la défendre, est absurde.
Si l'entreprise n'a vocation qu'à "produire de la richesse", les moyens utilisés passent au second plan. L'utilité de la production aussi. C'est une formidable régression par rapport à toutes les questions d'environnement et d'éthique qui ont pu se poser. Or est-il judicieux de glorifier l'entreprise au prix d'une régression de la réflexion ?